Nuit plutôt tranquille. Il a plu, et le toit n'est pas parfaitement étanche. A 5h du matin, Alan le guide vient nous réveiller : on va observer le levé de soleil et les oiseaux sur le Juma Lake.

On a encore vu les dauphins.

Contrairement à ce qu'on peut parfois voir à la télé, les dauphins sont sauvages et ne viennent pas nager près des pirogues et ne font ni pirouette, ni pouicpouic comme Flipper. Ils vivent en petites communautés (souvent en couples) et restent environ 1/4 d'heure sous l'eau avant de respirer (les dauphins roses font plus de bruit que les gris). Ils sont donc assez difficiles à photographier (pour le photo reporter amateur que je suis).
On rentre prendre le petit déjeuner, puis on repart pêcher le piranha. La technique est simple : une tige de bois, du gros fil de nylon, un hameçon. Sur l'hameçon, on accroche bien fermement un morceau de barbaque. Ensuite on fait "plouf plouf" dans l'eau avec la pointe de la canne à pêche, pour attirer le prédateur, puis on laisse descendre l'appât sous la surface et on attend. Pas très longtemps. Ça commence rapidement à titiller là dessous. De temps en temps, à force de grignoter, le piranha arrive à manger tout l'appât sans l'hameçon, mais souvent, un coup sec et c'est dans la poche.

On ne mangera pas nos prises, elles seront toutes rejetées à l'eau.
A midi, nous allons déjeuner, puis nous chargeons la pirogue en prévision du bivouac. Le programme de l'après-midi est : trajet en barque jusqu'au campement, ballade en forêt avec le guide, et camping dans la forêt.

Voilà à quoi ressemble le camp, c'est là que nous allons installer nos hamacs-moustiquaire :

Pendant la ballade dans la forêt, Alan nous explique tout. Il nous montre les plantes et leur utilisation (plantes médicinales, palmes pour tresser les toits des maisons), les arbres, les animaux. Vraiment intéressant. A un moment il nous présente l'antimoustique naturel :

Il pose sa main sur une fourmilière, tape un peu dessus pour les exciter, il attend que son avant-bras soit couvert de fourmis puis il les écrase rapidement et se frotte le bras vigoureusement. Il paraît que ça picote un peu mais que c'est un excellent répulsif
![[:robert de niro] [:robert de niro]](https://lh3.googleusercontent.com/blogger_img_proxy/AEn0k_tKp8SNkJGfUAQteBdj3K1wqocl7gDJl3zJomPqzNBMag3kgA7P8hR2JIFn_FNWH5ATo31qVfA4asa3Z9KWbYSInElMSXgStUBxJNGAWSTsg28qWYotngQLi47-U6TZ3FTpWcp110Y=s0-d)
.
On a croisé la route de plusieurs singes, mais ils sont restés invisibles en haut des arbres. En plus ils postent des sentinelles qui se mettent à hurler dès qu'un intrus se présente, pour prévenir ses congénères. La tarentule a été effrayée par nos appareils photo, je n'ai pu prendre qu'une photo toute floute

.

Retour au camp, où nous montons les hamacs. Ensuite il faut ramasser du bois pour le feu de camp.

C'est ce feu qui nous servira à cuire le riz et les brochettes.

Vu qu'à 18h, c'est la nuit noire, tout se passe à la lueur des bougies.

C'est en fait un des moments les plus intenses de l'excursion, et sans doute le plus désagréable. En effet, dès la nuit tombée, les moustiques qui étaient déjà nombreux jusqu'à cet instant, déferlent en vagues rapprochées. C'est un concert permanent de bourdonnements et de bruits de claques. Un véritable enfer. Les bougies sont remplies d'insectes brûlés et noyés dans la cire. A 19h, quand on a fini de manger, c'est un énorme soulagement de pouvoir enfin s'isoler sous la moustiquaire. Même s'il est encore tôt, on est bien contents de s'installer dans nos hamacs et de démarrer notre nuit en plein air
![[:dawa] [:dawa]](https://lh3.googleusercontent.com/blogger_img_proxy/AEn0k_siQzWI4gvoA-891C8kJ_IklkRpel8oTvTC_9ybyfDm_9CO59YA4GU6wrcRYdimZZBRXWZ58l7SEYNa7LyE-nKqmY8MujsZLwP6wtGy4kwwhFk2hxcDx5QV=s0-d)
.