Aujourd'hui c'est samedi, on va visiter la forêt de Tijuca. Ouais on est des fous, on n'a peur de rien. Apparemment ça serait super craignos en semaine, plein de bandits qui détroussent les promeneurs. Le week-end, ça serait plus un lieu de ballade et de pic-nic en famille. La forêt, immense, est en fait en pleine ville. Pour y aller nous allons tenter le metro. En plus des bus classiques, il existe un service de bus appelé "métro de surface" qui s'arrête à des arrêts spécifique. Il s'arrête à tous ces arrêts, mais seulement à ceux-là. Inutile de vous exciter derrière la porte, il faut attendre au bon endroit... Le terminus du bus est en fait une station de métro, et votre ticket de bus vous permet de l'emprunter. Le métro est assez moderne, spacieux et très sûr. On sort du metro dans un quartier assez populaire (Saens Peña) où nous devons reprendre un bus. Le contrôleur nous fait signe de descendre quand on arrive près de l'entrée de la forêt.
La route rentre à l'intérieur de la forêt, mais c'est très calme. Il y a des gardes à l'entrée. Les voitures peuvent passer le portail, mais il n'y en a vraiment pas beaucoup (une toute les 10 minutes, je dirais). A l'intérieur, bien que la route soit goudronnée, donc, on se retrouve vraiment dans la forêt pluviale. On se croirait perdus au bout du monde, alors que 5 minutes avant, on était dans le centre ville étouffant et surpeuplé. A la première intersection, il y a des voitures garées et des familles qui pic-niquent autour d'un gros barbecue en brique. Une bande de Coatis (sorte de raton laveur sud-américain) a aussi investi les lieux.
Notre promenade à pieds se poursuit sur plusieurs kilomètres. Nous nous faisons dépasser par quelques voitures. En route, il y a quelques points d'intérêt à observer : cascades, lacs, points de vue, grottes, ruines...
Vers le sommet, nous découvrons un petit resto pittoresque. Ca tombe bien, il commençait à faire faim. Nous commandons chacun une soupe (caldo verde) très bonne.
Reprise de la ballade : on fait encore quelques centaines de mètres avant de prendre le chemin qui redescend. Juste avant la sortie, il y a un lac plein de poissons. Après quelques minutes d'observation, on commence à entendre des singes qui s'excitent. Ils se mettent à crier de plus en plus fort, mais on ne les voit pas. Ils finissent par s'éloigner dans le lointain pour nous laisser avec une bande de touristes (français) qui descendent d'une jeep conduite par un guide qu va jeter des morceaux de Petit Lu dans l'eau pour faire venir les poissons. Nous nous esquivons vers la grille de sortie. En fait, après nous être renseignés auprès du gardien, celui ci nous explique qu'il n'y a pas de bus à cette sortie et que les piétons doivent plutôt repartir par la grille d'entrée... on, ça nous fera un petit détour de quelques kilomètres. L'après-midi est bien avancée, et le ciel s'assombrit un peu, mais on finit par sortir et rentrer chez Michel sans encombre. On a bien dû marcher 10km ce jour là.
Le soir, nous nous rendons dans le quartier de São Cristóvão, pour assister à la foire du Nordeste. Le trajet en bus est un peu angoissant car on traverse (de nuit) des coins complètement déserts, pas éclairés, plus proches de la favela que de la city. On espère que c'est le bon bus et qu'il ne va pas nous lacher au millieu de nulle part. La foire se passe dans une sorte de grand parc des expos (qui ressemble à un stade de l'extérieur) rempli de stands d'artisanat et de restaurants. L'entrée doit être à 1 R$ (ce qui est presque donné, mais garantit que le lieu ne sera pas squatté par des mendiants). Aux 2 points les plus éloignés, il y a 2 grandes scènes avec des groupes qui jouent très fort des musiques de la région du Nordeste. Partout dans les stands, les brésiliens passent également de la musique très fort, ou chantent sur des karaoké. Ambiance très bon enfant. On grignote quelques brochettes en déambulant entre les boutiques de souvenirs. Puis on rentre chez Michel.
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