Petit déjeuner à la villa française (en général c'est compris dans le prix de la chambre, dans les pousada). Un moustique est venu nous énerver un peu dans la nuit, mais jusque là on a été assez tranquilles. Contrairement à Rio, ici, il y a des vitres aux fenêtres, et on peut même les fermer. Un coup de clim et les moustiques vont emmerder quelqu'un d'autre.
Une fois le ventre bien rempli, on demande conseil aux gérantes du lieu qui nous conseillent de visiter le Pelourinho : la vieille ville. Pour celà il faut prendre un bus qui longe la mer et nous dépose au centre (Praça da Sé). La vieille ville se trouve sur les hauteurs et surplombe la baie (bahia de todo santos, la baie de tous les saints) en nous offrant une vue magnifique :
On peut descendre à la ville basse par cet ascenseur :
Ça coute, je crois, 2 centimes de Real, c'est à dire rien du tout. Et ça débouche sur un petit marché couvert, le Mercado Modelo, où on peut acheter toutes sortes de souvenirs de touristes. Pas grand chose à voir en bas. On remonte.
La vieille ville, donc, est en pleine restauration. Les quartiers restaurés sont magnifiques et colorés.
A midi, on a mangé sous ce parasol rouge (caipirinha offerte, grâce à un flyer distribué dans la rue) :
On sent vraiment le mélange d'influences indiennes, portugaises et africaines (par la traite des esclaves), qui a donné naissance à la culture de la samba et de la capoeira. Ici, la population est bien plus noire que dans le reste du pays : c'est l'ancienne capitale du pays, au temps où la culture de la canne à sucre faisait vivre l'économie. Une vieille tradition persistante est la vente d'acarajé dans les rues. C'est une sorte de beignet (frit devant vous) à la pâte de crevette et fourrés avec une préparation à base de légumes, poissons, crevettes, sauce piquante. Seules les femmes ont le droit d'en vendre, et elles doivent porter le costume traditionnel : grande robe bouffante colorée, dentelles, chapeau.
On nous avait recommandé d'assister à un spectacle traditionnel dans un petit théâtre du centre. Malheureusement la liste d'attente est assez longue, et même en passant par l'agence de tourisme (de l'amie des gérantes de la pousada), impossible de réserver pour le soir même ou pour les jours suivants. Dommage...
Le soir, le temps se couvre un peu.
On ira manger une moqueca de crevette dans un restaurant près de la mer. C'est un plat à base de crevettes cuites dans le lait de coco et les épices, servies avec du riz, des crudités, des sauces, manioc... Impossible de s'arrêter quand on a commencé à en manger. Le souvenir de cette moqueca nous a hanté pendant plusieurs jours (jusqu'à ce qu'on en reprenne une autre, en fait).
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